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  • Stéphan Le Doaré

Des marrons et un Occulus

Notre Terre est en révolution et nous ne le sentons pas.

L'irruption dans le monde de chatGPT aura au moins eu pour effet de secouer le quidam qui découvre ici la puissance d'algorithmes d'I.A. génératives, qui sont connus depuis quelques années déjà des laboratoires de recherche.

Et depuis quelques mois, les nouveaux outils pleuvent comme les intempéries que nous avons connues ces dernières semaines. ChatGPT, Bard, Midjourney, Ernie, Stable Diffusion, etc...

Ces générateurs de texte ou d'image nous promettent un avenir proche fait de films commandés à la volée, en streaming, avec nos acteurs favoris, les scénarios dont ont sait qu'ils sont les meilleurs pour nous, dans un timing qui correspond exactement à celui qui nous sied. Nos données sont leurs data, mi casa es su casa.


Bref, le temps est proche où l'abrutissement des masses permettra a certaines sociétés de collecter encore plus d'or noir version 4.0, à savoir notre temps d'attention.

Du côté des technologies, pas de répit non plus. De nouveaux procédés sans cesse améliorés permettent de créer des puces de plus en plus microscopiques, des écrans de qualité toujours plus incroyable, des radars de mouvements, des casques à élimination de bruit, des gilets à capteurs de pression, des gants sensoriels, etc...

Le temps est proche où l'abrutissement des masses permettra a certaines sociétés de collecter encore plus d'or noir version 4.0, à savoir notre temps d'attention.

La technologie numérique, qui s'est d'abord trouvée emprisonnée dans de grandes pièces blanches, s'est libérée avec l'IBM PC, l'ordinateur portable, le smartphone, la montre connectée et, toujours plus près de nous, des écouteurs auriculaires.

Pour autant, aujourd'hui, franchir le pas de l'injection de puce à la manière des transhumanistes n'est pas encore accepté par la société occidentale bien que certains pays aient lancé cette expérience. Ainsi, en Suède, les puces sous-cutanées peuvent remplacer vos clés, vos cartes d'identité ou de crédit, voir même vos billets de train. (On ne parlera pas non plus de l'homme le plus connecté au monde avec pas moins de 35 puces implantées sous la peau, à la manière d'une addiction )

Les I.A. prolifèrent, les matériaux se miniaturisent toujours plus et pourtant, ce pas de l'intégration à l'intérieur du corps humain, sauf indication médicale, n'est pas vraiment franchi aujourd'hui.


Et d'un autre côté, nous avons le Metavers.

Mark Zuckerberg y a tellement cru qu'il a transformé le nom de sa société emblématique FaceBook en Meta.

Il faut , je crois, réaliser la volonté, le travail et le coût engendré par cette décision. Ce n'est pas rien de changer de banque ou d'expert-comptable. Alors changer le nom de FaceBook, imaginez !


Et pourtant il l'a fait, entraînant avec lui nombre de capitaines d'industrie, investisseurs et chefs d'entreprise qui ont colonisé le Metavers, en achetant dans ce monde virtuel qui des terrains, qui des immeubles, qui des panneaux publicitaires, qui des technologies d'arrière-plan rendant des services poussés de marketing ou autre...

Depuis quelques mois, le discours a changé autour du Metavers : "ça ne marchera jamais", "c'est un bide, un flop", "quel intérêt ?"

Je pense que le Metavers va devenir l'Eldorado que ceux qui l'ont porté sur les fonds baptismaux avaient imaginé.

Et pourtant, moi j'y crois.

Je pense que le Metavers va devenir l'Eldorado que ceux qui l'ont porté sur les fonds baptismaux avaient imaginé. J'y crois pour plusieurs raisons.

D'abord, tout simplement parce que l'argent investi est trop important pour ne pas tenter un retour sur investissement.

Ensuite parce qu'il sera plus simple de passer la barrière de la psyché que celle de l'épiderme. La création de technologie et la capture de notre attention sera beaucoup plus simple en passant par des objets comme des lunettes que par l'obligation de s'injecter une puce dans le bras.

Enfin, la population est coutumière de ce genre de produit. On n'imagine pas le nombre de travailleurs en cols blancs ou bleus qui, une fois rentrés à la maison, se collent derrière leur PC ou leur console pour s'immerger dans leur jeu favori. Des jeux de plus en plus réalistes, qui permettent de s'imaginer un monde, de devenir super-héro, bref de s'échapper de cette fameuse condition humaine et de remplacer la lecture de livres en mode "père castor".



Et voila qu'Apple devance ses concurrents en lançant ses occulus, précédé par le "flop" des google glasses. L'Apple Vision Pro est le nom (déjà problématique en terme de droit d'auteur vis à vis de Huawey, mais c'est une autre histoire) donné par la firme de Cuppertino à son masque de réalité augmentée. Évidemment, on voit bien une redondance entre certains objets de la marque, mais les capacités de ce type de produits conduisent à envisager un monde futur dans lequel nos relations sociales, humaines, seront profondément bouleversées (sauf peut-etre sur les pistes de ski, vu la forme de l'objet, très proche de mes Loubsol de l'époque, quand je skiais aux Arcs...).


Nos perceptions, brouillées par la réalité augmentée et par l'adressage multicanal de notre cerveau (par le visuel bi-informationnel troublant, par le son ambiant et celui diffusé, bientôt par le toucher et l'odorat), nous plongeront dans un univers très particulier que l'on peut percevoir lorsqu'on tente cette expérience de l'occulus.

Ainsi, ce sont les produits de ce type qui devraient relancer le Metavers dans son ensemble, attirant rapidement les "gamers", "geeks" et autres fans de technologie. Tout ceci devrait basculer, comme d'habitude, très vite. Et comme d'habitude, nous ne voyons pas les marrons dans le feu : nous ne risquons donc pas de les tirer dudit feu.


En conclusion, à défaut de vous offrir des marrons, je vous propose de faire vagabonder votre imagination dans le monde du futur en regardant cette petite vidéo...




Stéphan Le Doaré

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